Nous constatons, sur cette dernière année de mandat, une multiplication des groupes de travail (GT), tous lancés simultanément sur une période très courte, et portant sur des sujets importants et structurants.

Nous avons ainsi un GT sur la favorisation de la garde d’enfants, un autre sur l’évolution du dispositif d’alerte, un troisième sur des évolutions de la gouvernance de l’université et enfin un sur le règlement de gestion des contractuels. Ces GT s’ajoutent aux GT de routine (RSU, RSST, etc.) et aux instances (CSA, F3SCT…) qui nécessitent déjà du temps et de l’attention.

La restructuration de l’université est un sujet que nous portons depuis longtemps dans notre programme, notamment pour renforcer la démocratie universitaire, la place des instances, la représentativité et une organisation plus lisible. Le fond du débat n’est donc pas en cause. Mais lancer ces discussions en fin de mandat, avec un calendrier serré, pose problème. Ces sujets nécessitent du temps, des échanges approfondis avec les collègues et une consultation réelle, pas seulement des réunions en cascade.

Aujourd’hui, les élu·es sont déjà submergé·es par les instances et leur charge de travail a augmenté depuis la fusion CT-CHSCT. Et voilà qu’on leur impose une série de GT lourds, alors que les campagnes pour les élections professionnelles et pour les conseils intermédiaires et centraux vont commencer. Résultat : les représentant·es du personnel sont noyé·es sous les réunions et le travail syndical de terrain est rendu plus difficile par manque de temps.

Voir autant de réformes structurantes surgir en fin de mandat interroge. Des sujets aussi cruciaux que la structuration de l’université ou la gestion des contractuels auraient dû être traités plus tôt, avec du temps et une méthode adaptée. Cela donne l’impression qu’on ressort en fin de parcours des engagements déjà existants, pour cocher les cases avant la fin du mandat. Ce n’est pas ainsi qu’on construit des changements solides pour l’établissement et les personnels. Nous regrettons donc très vivement que toutes ces questions n’aient pas été mieux anticipées.