Lettre ouverte à la présidente de l’université de Lorraine
Nancy-Metz, le 16 octobre 2026

Madame la Présidente, chère collègue,

Depuis le 1er octobre, de nombreux·ses étudiant·es ont rejoint la mobilisation lycéenne sur des revendications vitales pour l’avenir de l’Université : un budget à la hauteur pour l’Education nationale comme pour l’ESR, la création de milliers de places pour accueillir tou·tes les bachelier·es dans le supérieur, le rejet de la sélection de Parcoursup, la rénovation du bâti, le recrutement massif d’enseignant·es, des moyens de fonctionnement, la fin des frais différenciés pour les étudiant·es extracommunautaires.

Depuis le 1er octobre, de nombreux·ses étudiant·es dépensent sans compter leur temps et leur énergie pour renforcer cette mobilisation et créer un rapport de forces qui, nous l’espérons, imposera aux gouvernements présent et à venir de prendre au sérieux les conditions d’études et de travail dans l’ESR. Leur cause est la nôtre.

Mardi dernier, 13 octobre, nous vous avons interpellée par courrier (cf. annexe) pour vous demander « d’annoncer la levée de toute sanction pédagogique pour absence ainsi que le signalement des absences qui impactent les étudiant·es boursier·e.

Nous n’avons manifestement pas été compris puisque vous nous avez répondu, le jour même, que vous aviez demandé aux direction des composantes que « le contrôle d’assiduité soit levé et les évaluations prévues reportées, dans la mesure du possible »… pour la seule journée du 13 octobre. 

Le même jour, le ministre Baptiste s’est fendu d’un courrier adressé aux président·es d’université, recteurs, etc., suggérant de briser la mobilisation des campus universitaires par le recours aux enseignements et, pourquoi pas, aux évaluations à distance, en dehors de tout cadre réglementaire.

Nous vous demandons :
1. La banalisation des enseignements et l’annulation des évaluations pour les journées de mobilisation passées et futures
2. Que les cours soient réputés faits pour tou·tes les enseignant·es, qu’ils et elles soient titulaires, contractuel·les ou vacataires, quand les bâtiments sont bloqués ou en fermeture administrative.
3. Qu’aucune sanction pédagogique pour absence ne soit prise à l’encontre des étudiant·es et qu’aucun signalement d’absence ne soit transmis et ce depuis la date du 1er octobre.
4. La mise à disposition de salles et d’amphis sur les différents sites de l’UL, pendant les journées banalisées, pour permettre aux étudiant·es et aux enseignant·es de se rencontrer ainsi qu’aux personnes mobilisées de s’organiser.

Veuillez recevoir, Madame la Présidente, chère collègue, nos salutations syndicales.

CGT-FSU-SUD
ESPOIR