Depuis plusieurs mois, la présidence de l’Université de Lorraine tente d’imposer une refonte du règlement de gestion des personnels contractuels BIATSS.

À la suite de nos alertes et de notre mobilisation en instance au cours des mois de juin et juillet, le point a finalement été retiré en cours de CSA par la présidente. Celle-ci souhaitait une analyse juridique du ministère sur l’illégalité supposée de l’ancien règlement pour justifier la nécessité de modifier les modalités de déroulement automatique des avancements. Le ministère aurait proposé de valider les modifications du texte. Les élu·e.s CGT-FSU-SUD continuent de contester cette analyse. Avec celle-ci, le ministère confirme sa politique de recourir toujours plus à la contractualisation et ainsi aggraver la précarisation de milliers d’agents.

En cette rentrée, l’administration a pris contact, séparément, avec chacune des organisations syndicales, afin de trouver des « points d’inflexion, ou de négociations » pour l’adoption du texte.

La position de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD reste inchangée : ce projet est, dans son ensemble, inacceptable.

Individualisation des carrières et des rémunérations, poids accru de l’évaluation managériale, risques d’inégalités de traitement et prise en compte des contraintes budgétaires : les inquiétudes que nous avions exprimées demeurent entières. Nous continuons de revendiquer un alignement des déroulés de carrière avec celles des titulaires comme négocié à la fusion des universités de Lorraine.

Le texte devait être présenté au CSA du 6 octobre, puis au Conseil d’administration du 20 octobre., mais nous avons été informé ce lundi 21 septembre que le CSA du 6 octobre était reporté par décision de la présidence qui nous dit ceci : « Suite aux échanges avec les organisations syndicales dans le cadre du dialogue social qui ont eu lieu en septembre sur le nouveau règlement de gestion des contractuels, il est apparu nécessaire de prendre davantage de temps pour intégrer les propositions recueillies dans ce cadre ». La présidence précise en outre que ce point ne sera pas non plus présenté au prochain CSA du 24 novembre. Nous ne savons pas si d’autres organisations syndicales ont proposé des amendements ou non, mais il nous paraît clair que l’administration mesure le risque d’un vote unanimement défavorable de l’ensemble des organisations syndicales représentées au CSA. Nous considérons également que ce report permet à l’administration de gagner du temps et pourrait repousser la présentation du texte après les élections professionnelles de décembre 2026.

Quoi qu’il en soit, notre position ne varie pas : avant comme après les élections professionnelles, si le même projet revient avec les mêmes logiques et les mêmes reculs, nous le combattrons de la même manière. Les organisations CGT-FSU-SUD resteront particulièrement vigilantes sur la suite du dossier et elles ne renonceront pas à leur position au nom d’un prétendu compromis qui en réalité défavoriserait nos collègues. L’unité syndicale a permis de faire obstacle, au moins temporairement, à l’adoption de ce texte. Nous poursuivrons notre défense des contractuels jusqu’à la fin de notre mandat.